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this is hardcore (28/2011)

j’approche de la fin

retirer les pierres qui obstruent encore l’harmonie de son flot
nettoyer les vieilles feuilles qui en altèrent la clarté
repairer le rocher qui surplombe le paisible lac dans lequel elles débouchent

forcément, il y a une fin à la turbulence des émotions
forcément, il y a un instant où l’âme choisit de reprendre le contrôle de l’esprit
forcément arrive le moment où l’on est comme l’on choisit d’être
le moment où l’on aligne chacun de ses instants dans la réalisation consciente de soi
pour enfin se diluer totalement

dans cette vie ou dans une autre

the look (27/2011)

peut-être s’est-elle insinuée par habitude?
par mimétisme???
par goût même aussi qui sait??

ou peut-être est-ce parce-que je mange mal?
parce-que je dors étrangement???
parce-que je bois trop parfois??

peut-être est-ce Paris qui pollue?
ou la France qui fatigue?

ou peut-être est-ce sa faute???
à Elle ou à Elle ou à Elle… ou même à Lui ou à eux… ??
peut-être est-ce moi?

peut-être est-ce le gris? ou l’absence de vert?
le manque de sport ou la qualité de l’air?

peut-être qu’elle est là depuis le début?
ou qu’elle n’existe pas vraiment et que j’amuse à l’inventer pour m’excuser de ne pas m’aimer assez?

douleur

babe i’m gonna leave you (26/2011)

je cherche les patterns chez les autres
en quoi lui ressemble à elle
eux à eux

la fainéantise à penser ainsi

dès que je fais l’effort de m’extirper de ces observations superficielles, je constate que les patterns disparaissent
chacun redevient intrinsèquement unique

le pattern n’existe que dans le reflet que la relation aux autres a renvoyé
dans les experiences et les questionnements engendrés

le pattern n’était que dans ma façon d’analyser ce reflet

comme pour me fouetter encore
me convaincre que je tourne en rond, à vivre, et revivre toujours les mêmes histoires, les mêmes expériences, sans toujours saisir ce qu’il y a donc que j’ai fait à l’identique
comme pour m’excuser de ne pas pouvoir vivre vraiment libre

intervention (25/2011)

ça suffit désormais, ne crois-tu pas? c’est bien amusant un instant, je n’en doute pas, mais ne vois-tu pas? au moins, ne le sens-tu pas? une douleur frontale peut-être? qui sait,peut-être même qu’une goutte de sang se sera mise à couler? noyée par toutes tes larmes inutiles?

mais que diable, ne vois-tu pas qu’il y [...]

fool’s gold (24/2011)

oscillant irrémédiablement entre le fantasme d’une liberté absolue et le confort d’une prison solide nous vivons souvent entre les deux, dans un état douloureusement instable pleurant les choix nous ayant conduit à renoncer à une part de notre liberté envisageant de tout détruire pour retrouver l’illusion de la liberté totale que procure le néant fantasmant [...]

library pictures (23/2011)

on ne peut vivre qu’avec quelqu’un, capable de dompter nos démons pas nécessairement de les éteindre ou de les faire totalement taire

un quelqu’un qui a appris à les connaitre au point de savoir leur parler plus ou moins tendrement plus ou moins violemment pour leur faire comprendre un truc du genre « ok…. but get [...]

charmed life (22/2011)

c’est amusant ces instants où se mélange des émotions opposées colère et joie détresse et espoir comme un orage mais sans jamais s’affronter totalement pourtant

comme ces rares instants où la pluie tombe gentiment caressée par les rayons du soleil moment étrange où l’on n’est pas sûr de celui des deux qui l’emportera

pourtant, je [...]

Il y eut de beaux moments ici je crois

Je crois oui… Ma mémoire me fait déjà un peu défaut pourtant… À force de chercher, on s’aperçoit que l’on ne sait finalement pas grand chose

Mais enfin… À Relire et observer ces pensées passées Se souvenir, peut-être, des émotions qui les avaient suscitées… Et sourire de s’apercevoir qu’on les a presque déjà oubliées

Alors, [...]

piledriver waltz (21/2011)

on pourrait soulever un photocopieur entrer à l’intérieur ou juste se poser sur sa vitre et appuyer sur le bouton « copier » en le caressant avec le pouce du pied

et se cloner à l’infini s’envoyer en l’air ou ailleurs se copier vers les autres en restant paisiblement sur cette vitre qu’on aurait agréablement rembourrée

et [...]

Hallelujah (rufus wainwright) (20/2011)

il faudrait donc sacrifier nos plus belles années juste pour tenter d’assurer à nos moins belles de ne pas être trop pénibles

vous voyez pourtant bien l’absurdité de ce théorème? vivre pour pouvoir survivre un peu plus longtemps? survivre un peu plus longtemps dans l’espoir, que dis-je l’illusion, qu’à défaut de le faire vraiment aujourd’hui, [...]