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Behind the old canal, there’s a little path
that will lead you over the channel

Don’t even ask
You can’t see it from here
It’s full of dirt
And falling leaves usually block the spot
Even at spring
Somehow

But you should pursue anyway
It’s just a little mount of dirt really
It’s barely covering the surface of things over there

Scratch it down, for a minute or two, and then you’ll see
It was just a mount of dirt really

Nothing that boring
Nothing that annoying
Nothing that should have kept you from hanging around there…
Nothing that should have kept you from moving on

higgs boson blues

Dans une expiration,
inspiration évidente d’une réalité inexistante.

« There is no end » dit-il
« There is no nothing » j’objecte!

Juste la tentation, toujours repoussée, de constater les abysses.
De se plonger dans l’impossible stabilité.
Dans la nécessité de construire pour enfin pouvoir détruire.

La patience est verticale.
Pourquoi s’obstiner à l’expérimenter quand l’horizon te tire par la manche en chaque instant?

Un petit blues et un petit rouge.
Pour se lamenter désinhibé,
et jouir à l’horizontale.

Faut-il donc être arrogant pour chercher en haut ce qui pullule à nos côtés?
Vais-je enfin perdre contrôle?

how insensitive

un petit oiseau
juste un petit oiseau
s’enfuyant
cherchant la paix
lassé de se noyer

noyade de verres d’eau
comme toujours pour un si petit oiseau

planant?
filant plutôt

s’extirpant de la pesanteur
éjaculant ce trop plein de tout
amas informe
somme de rien et de n’importe quoi

un petit oiseau enfin libre
de voler un peu plus loin
impatient de s’évader vers un autre ailleurs
emprisonné toujours par le mirage d’un possible meilleur

new world

un nouveau style une nouvelle direction une explosion un changement?

l’absence de verbe? peut-être…

contemplation & inaction méditation & anxiété

le monstre est toujours enfermé à l’intérieur il s’avère qu’il n’a jamais voulu sortir

qu’irait-il faire dehors? dans un monde sans majuscules où l’humour a disparu où les chaines sont revenues

peut-on encore vivre sans? […]

apocalypse dreams

maladroitement, quelques orteils timidement détendus, il cherche un appui pour rebondir sans trop y croire « j’ai envie, mais peut-être ai-je épuiser toute créativité pour me réinventer? j’ai envie mais j’ai peur de tout casser »

Comment corriger le tir? ajuster la direction, sans manoeuvre brutale ou pour le moins, en conservant un semblant de désir un […]

la forêt

Ce n’est pas tant que je suis perdu… C’est que je n’arrive plus à avancer vraiment… Un jour, il y a déjà bien longtemps, j’ai écrit une chanson ai-je jamais écrit quelque chose de plus personnel finalement

Lutte entre des forces contraires amour et confiance fierté et paresse

mes neurones explosent d’envie rapidement inhibées pourtant […]

blue in green

L’angoisse de la feuille blanche m’avale puis me saisit Je m’efforce de rendre l’exercice plus banal et sagement assis je confie, ou crache, à ce monde brutal que #jesuischarlie

«Who could wish a stranger story?»

my body is a cage

au bord de la décision, l’esprit cherche à se distraire à se détendre à trouver un truc à faire

il erre dans un frigo cherche quelque chose pour le remplir un orgasme, une banane, un film… peu importe juste un truc pour ne pas avoir à se confronter au vide

mais de vide, il n’y […]

laura

quelle sensation étrange… est-ce que les paradoxes sont des sensations? et est-ce ainsi que cela sent? est-ce à cela que cela ressemble? un match nul sans séance de penaltys, un catenaccio à double tour, enfermé et bloqué sans perspectives d’amélioration?

et est-ce là la beauté du paradoxe? dans cette sensation d’inextricabilité non négociable? ce curieux […]

in the flesh

le rêve d’un matin où l’on se réveille et les souvenirs de la veille n’existent plus l’amour et l’envie et les visions et la vie clair évident

résilier un bail à 5 heures du mat dégoter un carrosse à 6 à 7 dévorer l’asphalte et quand l’aiguille atteint 8… Créer! Créer dans le mouvement… peut-être […]