Synopsis: Un couple en deuil se retire à ” Eden “, un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent guérir leurs coeurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et les choses vont de mal en pis…
Ca commence par une scène sidérante, de réalisation exceptionnelle.
Ca se poursuit dans un deuil violent et étrange.
Le thème des peurs est abordée de façon intéressante…
Et puis, ça tourne au fantastique pas toujours réussi…
J’ai beaucoup aimé la tension, à la fois réaliste et onirique, qui se dégageait la première moitié du film.
Beaucoup moins apprécié cette seconde moitié de film d’horreur.
Et cette conclusion dont je ne sais très bien quelle “morale” en tirer. Sans doute ai-je trop l’habitude de films plus simplistes?
A voir tout de même pour cette réalisation magnifiquement lugubre.
Pour Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe, tellement bons, que je me suis plusieurs fois demandé comment ils avaient pu tourné certaines scènes.
Et puis, parce-qu’un film qui a la puissance de vous faire ressentir autant d’émotions, même détestables, réussit sa mission.
« Est-ce que je dors encore?
Ai-je déjà fait autre chose que dormir?
And still, you’ve got to dance little liar
Est-ce que eux aussi ils dorment?
On dirait…
Y-a-t’il mieux à faire que de dormir quand on est enfermé?
Rue de Rivoli…
Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire?
A quoi correspondent tous ces bruits?
Pourquoi y-a-t’il des bruits si je dors?
Je ne comprend pas…
Y-a-t’il quelque chose à comprendre?
Pourquoi ne me voient-ils pas?
Combien sont-ils?
Du Brouillard.
Brumes invisibles pour hologrammes perdues.
Chaines légères et bien réelles.
Ou lourdes et totalement virtuelles?
Je dors.
Oui, cela ne peut être que ça.
C’est quand je dors que je vis.
Rue de Rivoli…
Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire?
When there’s dirt between the dirt»
Et sinon cette semaine, j’ai écouté Arctic Monkeys, Jay Farrar & Ben Gibbard, Neil Young, Chopin et Coldplay
Et la miniplaylist de la semaine que voilà!
Je rentre d’un pays où les gens sont aimables.
Trop aimables.
On pourrait presque se laisser tromper.
Croire qu’ils sont sincères.
On n’est pas comme ça chez moi.
C’est forcément que l’on a quelque chose a caché quand on est aimable comme ça non?
Je rentre d’un pays où les gens se parlent comme s’ils s’étaient toujours connus.
Trop intimes.
Où la gêne habituelle d’une discussion entre deux inconnus n’est pas perceptible.
On pourrait presque se laisser tromper.
Croire qu’ils ne jugent pas l’autre.
On n’est pas comme ça chez moi.
C’est forcément que l’on a un but caché quand on se parle aussi simplement non?
Je rentre d’un pays où les personnes qui s’aiment se le disent tout le temps.
Trop d’Ail-love-iou partout.
On pourrait presque se laisser toucher.
Croire que nous aussi, ils nous aiment ainsi.
On n’est pas comme ça chez moi.
Ces mots-là, on les garde pour soi. On ne les garde que pour les grandes occasions.
Quel drôle de pays…
Il m’est même arrivé de me demander si une partie de sa réussite de ces deux derniers siècles ne résidait pas là.
Dans la possible expression sincère de l’amour et de la confiance.
Et l’accélération des ses échecs dans son oubli.
Ce soir-là, je retrouvais Ben Gibbard, entre-autre talentueux leader de Death Cab For Cutie, accompagné de Jay Farrar, chanteur américain, dont le talent n’a pas franchi l’océan.
Ces deux-là se sont retrouvés autour d’un documentaire sur Jack Kerouac, One Fast Move or I’m Gone.
Et je conseille donc fortement l’écoute de l’album [...]
Traductions par José Kany-Turpin et Pierre Pélegrin
Edition GF-Flamarrion acheté d’occasion chez Gibert Jeune
Citations :
Comme des mortels, vous craignez tout, mais comme des immortels, vous désirez tout.
Rien n’est moins le fait d’un homme occupé que de vivre (…) Vivre toute la vie, il faut apprendre à le faire; et, ce qui te surprendra peut-être davantage, toute la [...]
Je ne veux pas dominer.
Ni être dominé.
Il n’y a que Moi.
Est-ce un mauvais tour de mon égo que de ne vouloir être que Moi ?
Juste un Moi peut-être accompagné d’autres Moi qui ne veulent aussi qu’être des Moi.
Je ne veux pas dominer.
Ni être dominé.
Donc, je ne veux plus travailler.
En tout cas plus me salarier la [...]
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