higgs boson blues

Dans une expiration,
inspiration évidente d’une réalité inexistante.

« There is no end » dit-il
« There is no nothing » j’objecte!

Juste la tentation, toujours repoussée, de constater les abysses.
De se plonger dans l’impossible stabilité.
Dans la nécessité de construire pour enfin pouvoir détruire.

La patience est verticale.
Pourquoi s’obstiner à l’expérimenter quand l’horizon te tire par la manche en chaque instant?

Un petit blues et un petit rouge.
Pour se lamenter désinhibé,
et jouir à l’horizontale.

Faut-il donc être arrogant pour chercher en haut ce qui pullule à nos côtés?
Vais-je enfin perdre contrôle?

how insensitive

un petit oiseau
juste un petit oiseau
s’enfuyant
cherchant la paix
lassé de se noyer

noyade de verres d’eau
comme toujours pour un si petit oiseau

planant?
filant plutôt

s’extirpant de la pesanteur
éjaculant ce trop plein de tout
amas informe
somme de rien et de n’importe quoi

un petit oiseau enfin libre
de voler un peu plus loin
impatient de s’évader vers un autre ailleurs
emprisonné toujours par le mirage d’un possible meilleur

new world

un nouveau style
une nouvelle direction
une explosion
un changement?

l’absence de verbe?
peut-être…

contemplation & inaction
méditation & anxiété

le monstre est toujours enfermé à l’intérieur
il s’avère qu’il n’a jamais voulu sortir

qu’irait-il faire dehors?
dans un monde sans majuscules
où l’humour a disparu
où les chaines sont revenues

peut-on encore vivre sans?
peut-on réellement être libre?
peut-on être libre quand il faut choisir en chaque instant?
choisir, c’est renoncer
et renoncer, c’est s’enchainer

n’y a t’il donc de liberté que dans la destruction?

apocalypse dreams

maladroitement, quelques orteils timidement détendus, il cherche un appui pour rebondir sans trop y croire « j’ai envie, mais peut-être ai-je épuiser toute créativité pour me réinventer? j’ai envie mais j’ai peur de tout casser »

Comment corriger le tir? ajuster la direction, sans manoeuvre brutale ou pour le moins, en conservant un semblant de désir un […]

la forêt

Ce n’est pas tant que je suis perdu… C’est que je n’arrive plus à avancer vraiment… Un jour, il y a déjà bien longtemps, j’ai écrit une chanson ai-je jamais écrit quelque chose de plus personnel finalement

Lutte entre des forces contraires amour et confiance fierté et paresse

mes neurones explosent d’envie rapidement inhibées pourtant […]

blue in green

L’angoisse de la feuille blanche m’avale puis me saisit Je m’efforce de rendre l’exercice plus banal et sagement assis je confie, ou crache, à ce monde brutal que #jesuischarlie

«Who could wish a stranger story?»

my body is a cage

au bord de la décision, l’esprit cherche à se distraire à se détendre à trouver un truc à faire

il erre dans un frigo cherche quelque chose pour le remplir un orgasme, une banane, un film… peu importe juste un truc pour ne pas avoir à se confronter au vide

mais de vide, il n’y […]

laura

quelle sensation étrange… est-ce que les paradoxes sont des sensations? et est-ce ainsi que cela sent? est-ce à cela que cela ressemble? un match nul sans séance de penaltys, un catenaccio à double tour, enfermé et bloqué sans perspectives d’amélioration?

et est-ce là la beauté du paradoxe? dans cette sensation d’inextricabilité non négociable? ce curieux […]

in the flesh

le rêve d’un matin où l’on se réveille et les souvenirs de la veille n’existent plus l’amour et l’envie et les visions et la vie clair évident

résilier un bail à 5 heures du mat dégoter un carrosse à 6 à 7 dévorer l’asphalte et quand l’aiguille atteint 8… Créer! Créer dans le mouvement… peut-être […]

the anthem

je crois bien que je l’aime terriblement peut-être faut-il juste que je l’accepte

une bonne fois pour toute si tant est que je sache comment l’on fait ça

il y a plusieurs moi et chacun semble vouloir me gouverner selon son agenda inconséquent sans égard pour ce moi président qui essaye tant bien que mal […]